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Self-Satisfaction

21 juin 2007

(@Kyriel) oui enfin je ferai ça quand je serai moi-même satisfait de mes dessins x)

musique : Bob Sinclar – For You

Lui, c’est mon petit frère virtuel ( qu’on nommera “Little G” ^^ ). Petit frère parce qu’il est plus jeune que moi mais que je l’aime comme un frère. Virtuel parce qu’il vit en Belgique et moi en France. En fait je suis pour lui la grande soeur qu’il n’a jamais eue et il est pour moi le petit frère que je n’ai jamais eu :p comme quoi on s’est bien trouvés x)

Du coup c’était la personne idéale à qui dire ” bon voilà, j’ai commencé un blog … ” quand on ne le dit à quasiment personne d’autre de son entourage.

Pour en revenir au sujet il faut que j’en dise un tout petit peu plus sur Little G. Little G aime le dessin et a entrepris des études en architecture. Du coup quand je lui ai annoncé que j’avais entamé un blog il me confie que lui aussi avait eu l’idée d’en faire un, et éventuellement d’y poster ses dessins.

Mais … (@Kyriel) oui enfin je ferai ça quand je serai moi-même satisfait de mes dessins x)

musique : Kelis (feat. Andre) – Millionaire

Suite à quoi je me suis demandé si quand on “créait” ou “accomplissait” quelque chose, on pouvait réellement à un moment se sentir totalement satisfait de sa création ou sa performance.

Et là … à cet instant précis je me rends compte qu’on en revient directement au débat incessant et tumultueux qui agite ma vie et me paralyse. Si on est jamais satisfait de soi, ce doit être pour deux raisons ; 1- on fait des choses pas vraiment bien, 2- on se fixe des objectifs trop hauts. C’est exactement mon cas, vu que, même inconsciemment, mon “standard” d’achèvement d’une chose s’établit au stade *perfection*.

musique : Garbage – Enough is never enough

Il m’est pourtant déjà arrivé de me sentir satisfaite de ce que j’avais pu faire, notamment le soir de ma consécration musicale en tant qu’interprète. Dans ce grand concert familial, j’ai interprété la Grande Valse Brillante de Chopin, pour un public de prime abord hostilisé par les lenteurs des opérations en cuisine.

Je pense pouvoir dire sans me tromper que je n’ai jamais aussi bien joué que cette nuit là. Ma mère avait souligné ensuite à quel point les gens s’étaient tus pour écouter, mon père l’émotion dans les coulisses… mon arrière-grand-mère avait elle aussi interprété ce morceau, ça avait du coup ému tous mes aînés ^^’ Mais la réaction qui a dû le plus me surprendre a probablement été la mienne finalement. Une impression de bonheur comme j’en ai très peu souvent finalement. Et pourquoi ? ce doit être cette fichue envie de perfection qui n’aboutit en fait qu’à me mettre de la pression inutile en plus et m’éloigner de cet état simple de félicité qu’est le fait d’être simplement content de soi-même.

alala …


2 commentaires

  1. Je pense que cette recherche du meilleur, proche de la perfection est un caractère, un caractère qui s’apprend ou se désapprend. Qu’on ait ce caractère ou pas peu importe finalement, du moment que ça ne nous fasse pas souffrir.

    Mais peut-être que le vrai bonheur d’accomplir ou de créer quelque chose, c’est justement le fait de l’accomplir ou de le créer qui rend heureux, et non le résultat qui n’est là que pour constater le travail.

    J’aimerais bien un jour te voir jouer en tout cas… et puis j’attends toujours ta prochaine chanson x). Moi j’aime ce que tu fais, car c’est fait avec sincérité.

    Si un jour je décide d’ouvrir un blog, tu seras la première au courante, promis grande soeur


  2. Owi owi \o/



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